Jezabel Massy – Artiste littéraire

Jezabel Massy artiste littéraireJezabel Massy est née en Ardèche en 1972, elle vit à Grenoble, puis au Cap-Ferret.

Elle pratique le surf, elle sera Vice-Championne d’Europe Espoir surf en 1988 Soustons. Elle grandit proche de la nature et son œuvre est inspirée par la contemplation de la nature, le surf, les grandes thématiques de la vie et les livres. Mais elle ne se contente pas de contempler la nature. Elle étudie la biologie et les sciences, les écosystèmes naturels à l’université de Bordeaux 1 et Bordeaux 2, elle décroche des diplômes de science, maîtrise et D.E.S. Elle fait des stages de terrain (sauvegarde de l’ours brun des Pyrénées et randonnées dans les Pyrénées) Puis elle rentre dans le monde du travail.

Elle exerce comme professeur contractuelle, enchaîne des missions intérimaires (employée de bureau EDF). C’est alors elle se remet à ses passions d’enfance, la littérature. En effet, elle montre un goût pour la littérature précocement et passe son enfance et son adolescence à lire. Elle tient un journal intime, commence ses premiers poèmes. Mais c’est à l’âge adulte qu’elle achève véritablement ses premières œuvres dont plusieurs ont reçu des prix aux concours ALF.

Prix et récompenses

  • 2014 : 3ème prix de poésie classique ALF ” Voici venir l’hiver”
  • 2015 : premier prix de poésie ALF section sonnet ” Dérive sur le Styx”
  • 2015 : 2ème accessit prose section Nouvelle “C’est ma vague”
  • 2016 : médaille de bronze ALF mérite littéraire
  • 2017: 2ème mention ALF section Ballades “Escapade lunaire”
  • 2017 : 1ere mention section Maillet “L’ivresse du surfeur”
  • 2018 : 2ème accessit ALF poème en prose “La mémoire des murs”
  • 2019 : mention ALF section Sonnet “Le dieu tahitien Tane et le surfeur”

Autre concours

  • Editions Universlam (un poème tournoi dis-moi dix mots ) un recueil collectif
  • Les dossiers d’Aquitaine 2 concours (deux poèmes dans deux recueil collectifs)
  • Les éditions du Bord du Lot (1 poème, recueil collectif)
  • La revue de la nouvelle Saint Ambroise (nouvelle “c’est ma vague”

Contact

Jezabel Massy

Adresse : Résidence Salamandre – Appt 132 – 1 square de la Devèze – 33700 MÉRIGNAC

Tél : 06 62 86 47 50 / 05 33 51 14 76

Email : jezabel.cassiope@gmail.com

Site officiel : sophie-etautresnouvelles.over-blog.com

YouTube : youtube.com/@Jezabel257

Instagram : instagram.com/jezabelmassy

Facebook (page littérature sur le surf) : facebook.com/watch/live

Facebook personnel : facebook.com/jezabel.massy

 


 POÉSIE FORME FIXE RÉGULIÈRE
Section : Ballade

Escapade lunaire

Lune au visage ensorcelant !
En moi vibre l’infinitude.
Mon chant résonne en s’envolant.
Je partage ta solitude !

La lumière, sur toi, ruisselle.
Tu brilles sur les flots roulant.
Mes pieds nus foulent la capselle.
Je pousse un râle sibilant.
Suant, j’ai le cheveu collant.
Dans l’eau chatoie une cistude,
J’admire ton reflet tremblant.
Je partage ta solitude !

Je suis ta course universelle.
Je me promène en me saoulant.
Tu ne me tiens pas sous l’aisselle,
Je m’évapore en m’écroulant !
Mon cœur gémit en trémulant,
J’éprouve de la lassitude.
Le vent me caresse en soufflant.
Je partage ta solitude !

Dans l’étang repose l’aselle ;
Dans le ciel, l’astre étincelant.
Et puis moi, je me mets en selle.
Je chevauche ton rai ballant.
Je cherche l’éden rutilant.
Je laisse au sol la multitude.
Je rêve l’esprit pantelant.
Je partage ta solitude !

Jezabel Massy

 

Section prose poétique
Petit poème en prose

La mémoire des murs

Un brouillard blanc, épais, floconneux, traîne dans Bordeaux, enneige les avenues de la commune.

Dans les rues vides les murs ruissèlent de sons, les spectres de pierraille enchaînés au sol poussent une lugubre clameur !

De petites étoiles argentées sur les façades noircies scintillent dans la nuit ; le froid et l’humidité transpercent les os.
Des talons martèlent le trottoir étincelant, mouillé des pleurs tombés du ciel ; un piéton se hâte en traversant la ville hantée depuis des siècles par de terrifiantes bâtisses.

L’astre de nuit éclaire les irrégularités de la roche, ses petits trous au fond desquels la mémoire des pierres, rongées par les champignons, est inscrite. Un rayon de lune, reflétant dans un oeil sombre, révèle comme sur une pellicule parasitée des images sur la paroi de calcaire à Astéries et des scènes rejouées, brouillées par les moisissures.

Enfin le vent gelé siffle, souffle, fait s’envoler les résonances surannées, flottant entre les fantômes effrayants, gémissants, vers le fleuve et son embouchure. — Elles s’évaporeront là-bas, —là-bas où les brumes diaphanes et grises s’élèvent sur l’océan.

 


 Section 1 - Poésie classique
Sonnet lozérien

La vengeance du damné des cieux
 (Attentats terroristes)

Un soir, je contemplais l’univers satiné,
Marchant avec paresse.
L’automne couvrait d’or la plaine enchanteresse,
Le pays fortuné. 

Des feuilles s’envolaient sur un champ vallonné.
Des cieux, j’aimais l’ivresse.
De la très belle Nyx, je goûtais la tendresse.
Il avait bruiné.

Je croisai dans les bois la belle chasseresse,
Le loup exténué.
Le doux vent fit frémir un lac d’une caresse.

Lors hurla le damné !
Et quand il a frappé, de sa main vengeresse,
Une étoile a saigné !

Jezabel Massy

 


Terza rima

Le dernier chant
(Attentats bataclan)

Le dernier chant d’automne a vibré pour les morts
La terreur a frappé en pleine nuit la France
Et l’on pleure accablés par bien des mauvais sorts.

Paris, blessée au cœur, attend sa délivrance
Les feuilles tombent là sur un sol rougissant
Un violon sanglote et hurle sa souffrance.

On crève de chagrin au bourg de Maupassant
Nos cieux sont envahis d’une immense tristesse
Egorgée au couteau, Paris répand son sang

Les fanes jonchaient d’or, avec délicatesse,
La rue où les corps froids l’on ramasse ce soir,
Dans la ville où se dresse une si fière altesse.

Partout, l’on fait brûler l’encens dans l’encensoir
Un linceul va couvrir tout de blanc la Patrie
Dans chaque ville, on dresse un joli reposoir

Bientôt l’hiver viendra sur la France meurtrie.

Jezabel Massy

 


Terza Rima

Orage d’été

Quelques perles d’eau grise, offertes à la terre,
Coulent sur une rose ouverte au jour naissant,
Et puis le ciel hurlant frappe un coup de tonnerre !

Un éclair tombe au sol, le fouille en le blessant.
Une veine d’argile adoucit ses morsures.
Le vent bouscule un arbre et les prés florissant.

La foudre lacère et marque de ses griffures
Les grands cieux violets, les forêts, les vergers,
Les champs bruns secouant quelques ébouriffures.

Les troupeaux vont fourbus, guidés par les bergers,
Chercher un doux abri dans les verts pâturages.
L’orage gronde au sud, fait rage sur Angers.

Le pays, traversé par de très hauts voltages,
Comme un cheval nerveux se cabre et puis s’éclaire !
Enfin, un voile noir couvre ces paysages.
Puis, un souffle découvre une lueur stellaire.?

Jezabel Massy

 


POÉSIE FORME FIXE RÉGULIÈRE
Section : Maillet

L’ivresse du surfeur

Tel l’artiste en délire un surfeur sait l’ivresse !
Sur un mur d’eau turquoise, il voltige en glissant.
Il peint sur l’onde azur sa fresque enchanteresse.
Sa sublime muse est la vague rugissant.

Et en ramant, il rit, tressaille d’allégresse.
Tel l’artiste en délire un surfeur sait l’ivresse !
La déferlante mousse en ruisselant de sons.
Ils provoquent en lui de délicieux frissons.

L’algue émeraude danse et valse avec paresse.
Tout à coup devant lui file un poisson follet.
Tel l’artiste en délire un surfeur sait l’ivresse !
Il contemple sous l’eau un fort joli ballet.

Le soleil le réchauffe et le vent le caresse.
Lorsqu’un rouleau l’emporte, il se cale en son creux.
Sa toile se dissout dans le ciel vaporeux.
Tel l’artiste en délire un surfeur sait l’ivresse ! 

Jezabel Massy

 


Pantoum

Mélancolie

Je regarde la plage où tombe un rayon miel !
Le sable, au vent du Sud, danse une farandole.
Le givre de la vague éclate sur le ciel,
Un surfeur voltige et par-dessus l’onde vole.

Le sable, au vent du Sud, danse une farandole.
Mon âme ondule au zef, souffle immatériel,
Un surfeur voltige et par-dessus l’onde vole,
Ma mélancolie est un chant passionnel.

Mon âme ondule au zef, souffle immatériel.
L’océan étincelle et aussi se gondole,
Ma mélancolie est un chant passionnel.
Une méduse oscille avec son auréole.

L’océan étincelle et aussi se gondole.
Sur l’abîme écume et rage l’essentiel.
Une méduse oscille avec son auréole.
Le chant des flots devient très existentiel.

Sur l’abîme écume et rage l’essentiel.
Au bord du firmament, songe un astre frivole,
Le chant des flots devient très existentiel.
Comme l’ombrelle ondoie un cœur entre en systole.

Au bord du firmament, songe un astre frivole
Aimer s’accorde à l’âme et puis pluriel.
Comme l’ombrelle ondoie un cœur entre en systole.
Je regarde la plage où tombe un rayon miel !

Jezabel Massy

 

En alexandrins, selon le traité de versification d’Arts et Lettres de France

Le pantoum se lit de haut en bas et de bas en haut ! Il traite de deux sujets différents , ici la description de la plage et de l’amour, les mouvements de l’âme et de l’esprit. Les deux premiers vers de chaque quatrain sont descriptifs (plage, vague et surfeur sur la vague) et les deux derniers vers traitent des mouvements de l’âme de manière métaphorique qui devient un océan et de l’amour pour un surfeur qui voltige sur les ondes de mon âme ! Les deux thèmes sont clairement mélangés et confondus Il y a aussi de l’humour et de la philosophie ! Le dernier quatrain ne respecte plus cette règle de répartition des deux thèmes entre les deux premiers vers et les deux derniers de la strophe quand on lit de haut en bas, à cause de la règle obligatoire de retomber sur le premier vers du haut, aussi les vers mélangent clairement les deux thèmes et le vers 2 du dernier quatrain au lieu d’être descriptif de la plage traite de l’amour…

Jezabel Massy


POÉSIE FORME FIXE RÉGULIÈRE
Section : Sonnet

Dérive sur le Styx

Dans l’eau noire du Styx, on me jeta jadis.
Je dérivais longtemps, flottant sur l’onde affreuse.
Je vis Cerbère, fou, griffer une lépreuse.
Un remous m’emmena loin des crocs arrondis.

Je suivis l’Achéron, fendis ses flots hardis.
Charon garnit mon coeur de perles de pleureuse.
Le fleuve déborda sur sa berge poudreuse.
Je m’échouai, bientôt, dans des jardins maudits.

Je traversai des champs de plantes vénéneuses.
J’entendais résonner des paroles haineuses.
Je cherchai le repos dans les eaux du Léthé.

Le ruisseau vert filait par le toit d’une grotte,
Le courant m’y roula tout comme une marotte.
Tu me tendis la main sous un ciel argenté.

Jezabel Massy

 


Terza Rima

Orage d'été

Quelques perles d’eau grise, offertes à la terre,
Coulent sur une rose ouverte au jour naissant,
Et puis le ciel hurlant frappe un coup de tonnerre !

Un éclair tombe au sol, le fouille en le blessant.
Une veine d’argile adoucit ses morsures.
Le vent bouscule un arbre et les prés florissant.

La foudre lacère et marque de ses griffures
Les grands cieux violets, les forêts, les vergers,
Les champs bruns secouant quelques ébouriffures.

Les troupeaux vont fourbus, guidés par les bergers,
Chercher un doux abri dans les verts pâturages.
L’orage gronde au sud, fait rage sur Angers.

Le pays, traversé par de très hauts voltages,
Comme un cheval nerveux se cabre et puis s’éclaire !
Enfin, un voile noir couvre ces paysages.
Puis, un souffle découvre une lueur stellaire.

Jezabel Massy

 


Oraison funèbre

Voici venir l'hiver, le dernier chant d'automne
S'élève vers les cieux, emporté par le vent.
Délaissant sa dépouille, une belle amazone
Chevauche le Sud-ouest fougueux tout en suivant
L'hélianthe. Escortant la funèbre oraison
Depuis les arbres roux, les froides feuilles mortes
Tourbillonnent gaiement sur un air de saison
Et puis tombent au sol. L'abîme ouvre ses portes.

Bientôt un linceul blanc recouvrira la terre.
L'enveloppe charnelle, après son abandon
Sur la route du temps par ma chère grand-mère,
Restera sur l'humus d'un terrestre vallon,
Comme les frondaisons abondantes et vertes
De la forêt landaise, à la fin de l'été
Jaunissant les sous-bois, les plaines découvertes
Et valsant à travers le pays argenté.

Jezabel Massy