Erika Pelletier – Artiste littéraire

Erika Pelletier artiste littéraireNée en 1988, auteure vivant en Bretagne depuis plus de dix ans, Erika Pelletier a été publié plusieurs fois à Rennes (journal rennais, revues, anthologies).

Elle a eu l’opportunité d’exposer ces textes (contes jeunesse, poèmes…) notamment.

Elle a reçu des distinctions à Arts et Lettres de France, à l’Académie de Poésie Française ou encore à Ecrire Aujourd’hui.

En recherche d’un éditeur, Erika tient un blog intitulé « Creakika » qui rassemble une partie de ces écrits. Elle vous invite tout simplement à découvrir et à partager son univers.

 

Contact

Erika PELLETIER

Tél : 06 60 10 03 21

Email : erika.pelletier@laposte.net

Blog : creakika.canalbrog.com

 

A chaque goutte, suffit sa peine

En ce jour, je ne vois encore que vous. L’amour est une palette de couleurs où l’été me parait moins terne puisque mes prunelles ajoutent à votre vue, le désir.

Les rayons du Soleil sont moindres vis-à-vis l’éclat de votre charme et de votre beauté ; et s’il fallait s’arrêter jusque-là …

Je baisse les yeux pour ne pas être aveuglé puisqu’il faut retenir mes ardeurs. Comment réapprendre à vivre sans vous ?

Et je nage en pleine désillusion, puisque vous ne me regardez, puisqu’il faut souffrir, puisqu’il faut mourir …

Alors je m’accroche à cette feuille qui s’épanouie, pour ne retenir, ne se souvenir de votre peau, de vos bras, de tout de vous. Vous contemplez me ravive le cœur et l’esprit, pardonnez-moi.

Je rêve que le ciel, encore cette-fois, épouse le Soleil pour le partager avec vous. Mais se relance la réalité à la fois douce et amère quand mon existence essai de vivre sans vous.

J’oublie pourtant la douleur. Je ne me permets peut-être pas l’oubli, puisque les sentiments sont si puissants, puisque chaque heure s’égoutte au rythme incessant de votre cœur.

Un jour, peut-être, vous me verrez, comme un œil qui se jette au fruit du hasard, puisque je ne suis qu’une inconnue dans une masse, et que, dans mes veines, vous, qu’un poison délectable.

Erika Pelletier

 


Attraits du passé

Et même si le lumineux semble agoniser,
dans le ciel uniforme d’une blanchâtre nuance,

Si la rose paraît s’évanouir,
d’avoir trop existé,
et que le temps ternit inexorablement nos souvenirs,

Reste ce sentiment impertinent, ce désir impromptu,
De se remémorer un éclat, une pluie, un été ;
Pour ne jamais laisser filer la vie.

Erika Pelletier


 


Entêtantes réminiscences

Quels sont mes souvenirs d’antan
Qui ravivent la flamme de l’oubli ?
Nuances bleutées de prunelles féminines,
Flagrance effluve de la maison natale…

Tandis que ma conscience s’épanche,
Sur ma candeur évanouie, je m’émerveille :
Quels sont mes souvenirs d’antan
Qui ravivent la flamme de l’oubli ?

D’indulgence, de tendresse, de nostalgie,
Nourrissent ses diligentes images,
Je persiste dans cette frénésie du passé
Quels sont mes souvenirs d’antan ?

Erika Pelletier

 


La hyène et le lion
(2e Prix Denise Boizot)

Être rusé mène toujours à la perte. 
Ce dessein augure d’alerte. 

Un noble lion déjeunait
Dans la savane sauvage,
La hyène survint, son ventre creux rage.
La malice, dans son coeur, aboyait.

« Goûterais-je bien, à ce frugal festin ! »
Dit-elle avide du butin.

Le félin, dérangé, lui lança, un noir regard.
Le charognard argue, empreint de bons égards 

« Le courroux n’apporte que heurts
Qu’amoncellement de terreurs ;


Ouvrez-vous donc à la beauté
De la gaité, 
De l’obole et du partage.
Le don de soi se loue, mon très cher Compagnon,
Ecoutez plus votre cœur que votre raison. »
« Je fais strictement fis, des plaintifs larmoiements ! »
Rétorque le fauve, ne cachant son émoi.
« Préférant fort, ne compter que sur moi,
Niant mes scrupules, je m’abstiens.

Les pleurs d’autrui ne sont rien,
Que comédies et plaintes à foison.
Mes goûts ne sont les tiens,
Va, emporte ta déraison ! »

La bête feint, de partir vite et loin,
Attaque, de ces dents, les os.
Le Roi ne fit que peu de soin
De ce bavard rusé et sot.

Erika Pelletier

 


Le cœur serré se tient en retrait

Se souvenir,
D’ocres et de rubis,
De larmes,
Et de la mousse, en embrun ;

Eclaboussent, ma mémoire,
Qui pardonnent,
A la Nature,
Ma naissance. 

Découvrir l’Autre, aussi,
Mais l’inspiration,
Me manque. 

Et pourtant,
Les mots de mon enfance,
Sonnent encore,
Mon innocence. 

Les miracles,
N’existant,
Fermer le livre,
Pour ne pas tourner une page,
Puisque, seul, est le remède.

Et puisque ce passage,
N’est qu’éphémère,
J’ai des envies
D’y croire encore.

S’abreuvant d’obscurité,
Mon cœur expose son deuil.
A travers la nuit.
Seule, la Lune, aiguait,
Mes soupirs,
Et étreigne les heures,
Pour se rapprocher de la Mort,
Qui m’enivre. 
- Mourir avec un sourire… -

Mais, réussirai-je,
Un jour,
A accepter, au moins, la Vie ?

Erika Pelletier

 

L’horizon brisé

L’horizon brisé ne se soulève qu’à l’Aurore, et pourtant tout est obscurité. A chaque écrin de Soleil, il se renouvelle et j’oubli son scintillement. C’est quand des mots réfrénés ne demandent qu’à vous les crier … Bien que le sentiment amoureux soit si fort et si puissant, il ne reflète rien de vous, reste dérisoire. Vous aimez, me fait du mal, puisque comme tous les soirs, tout s’écroule de vous. De ne vous avoir connu apparemment n’est que repentir. Vous avez éclos en moi, de tendres pensées, qui me rappellent qu’un être peut encore me faire trembler, comme vibre la fleur des près. Et malgré mes efforts, elles balafrent mon cœur comme le Jour dévisage la Nuit, et la Mort, la Vie …

Erika Pelletier

 


Quand le souffle

Quand le souffle
D’un vent contraire,
S’accentue ;
Sur le reflet bleuté,
D’un océan qui se perd,
Et que les dunes sont,
Éclairées d’un rayon,
J’expose et ne m’implique.

Quand le souffle,
Manque,
D’avoir « trop » …
Ou pas « assez »
J’expose et ne m’implique.

Quand le souffle
Me répond,
D’une bougie,
S’épanche
Une fumée grisâtre ;

Alors
Empreinte de mille émois
Je me dis …

« Si ainsi va la Vie,
J’expose et ne m’implique. » 

Erika Pelletier

 


Quand lumières

Quand lumières artificielles,
Quand pleure la misère,
Fendent mon âme,
M’entêtent,
De n’être autre que vous. 
Ressentez-vous,
Ce que je suis ?
Presque vivante …
Vous qui brillez,
Dans mes réminiscences,
Où j’escalade,
La nue, la Lune,
Et bien plus encore …
Comment cet idéal,
Si fort, si puissant,
Si « vous »,
Soulageraient mes mots ?
Mon cœur,
Ne bat que pour vous,
Même si, vous ne me voyez pas ?
Plus ?
Un jour, je crois,
Votre prunelle s’est déçue,
Et moi, trop heureuse,
D’une seconde,
Que d’un regard,
N’être à vous …
Chance ?
Bien plus …
Des Chimères pour autrui,
Pour moi,
Me rendre la vie.	
Comment se passer,
De vos yeux ?
Encore et encore, 
Je ne me las.
Peu à peu,
Je m’approche du trépas,
Bouquet final,
De mes souvenirs ?
Le seul bouquet,
Que je peux vous offrir,
Ne sont ni roses,
Ni azalées,
Juste mes faiblesses et,
Mes erreurs.
Consciente du peu,
Que j’ai à vous donner,
Je me contente,
De me languir de vous.
Et bien que ma vie,
Ne tient qu’à un cil,
Qu’à une attention,
De votre part,
La raison s’est imposée :
Je ne peux que mourir.
Car ne vous aimez, blessent trop,
Mon humeur et mon égo.
J’aurais, au moins,
Ouvert mon cœur,
Celui de cette liberté,
De vous aimer. 
Même votre désamour,
Est pour moi, un succès,
Une providence,
Puisque cela montre,
Que vous m’avez au moins,
Une fois,
Murmurer.
Soubresauts de conscience,
Dont l’Artiste,
Aurait su frémir.

Erika Pelletier

 


Une main

Une main
Qui cherche
La vôtre ;
Retrouver mes repères,
Sur l’air enflammé,
D’une réalité qui se perd,
Dans l’océan de mes incertitudes …
Près de vous,
La Vie ne pardonne pas …
À la Mort ;
Car l’éternité,
Ne se fait-elle pas,
Qu’à travers les yeux,
D’un doux souvenir ?

Erika Pelletier

 


Vivre un amour

Vivre un amour non exhaustif,
Juste une histoire,
Où le sérieux se mêle,
A l’intensité.
Rien qu’une fois,
Vous revoir,
Imaginer le supplice,
De mon cœur ébranlé,
Quand mes yeux, se posent sur vous ?
Franchement,
Même si la fin dure,
L’éternelle n’est pas si loin,
Puisque vous voir,
N’est plus, qu’une vie.
Sachez que malgré les « on-dit »,
Je mesure toute l’immensité,
De mon attachement, et,
Pourquoi cesser de vous écrire,
Puisque vos paupières closes,
Ne m’aperçoivent ?
Peut-être espérais-je,
Qu’un sursaut de votre part,
Comme une plume,
Qui danse au rythme effréné du vent,
Et, se pose, 
Sans douleur.
Rien n’y fait !
Je dépose encore ces mots,
Et bien qu’ils ne soient concordants,
Ils ont l’utilité, au moins, de révéler,
Ce besoin de vous.

Erika Pelletier