Denis Quillacq (Damy) – Artiste Littéraire
Le poète Denis Quillacq (Damy) est un auteur contemporain actif sur plusieurs plateformes littéraires francophones, notamment Oniris et Atramenta.
Il se distingue par une écriture libre, engagée, introspective et souvent provocante, mêlant poésie, critique sociale et méditation existentielle.
À propos de Damy
- Il se présente comme un rêveur-marcheur, passionné par la poésie, la musique, et les marges de la société.
- Il a publié plusieurs œuvres en lecture libre, dont Le pèlerin du vertige (roman), Alphonse (roman), À fleur de peau (recueil de poèmes).
- Son style est souvent lyrique, sombre, et contestataire, avec une forte sensibilité à la justice, à la mémoire et à la différence.
Extraits et thèmes récurrents
Il aborde des sujets comme :
- L’exclusion sociale
- La folie et la lucidité
- L’amour contrarié
- La spiritualité libre
- La critique des dogmes
L’insoumis
Je n’ai trahi personne et le monde me hait
Comme un vieux parangon qui prône la folie
Comme vertu de l’homme, alors qu’il a le souhait
De la pensée unique et prêche l’homélie
D’épandre sur la terre une soif de pouvoir,
Une soif de tuer sur l’échafaud du monde
L’esprit de la lumière et celle de savoir
Pourquoi nous sommes là, pourquoi la terre est ronde.
Je ne suis pas plus fou qu’un poète la nuit
Qui sonne la révolte aux clochers de la lune
Et chante une oraison comme on goûte le fruit
Des péchés du désir de la trêve commune.
Ils m’ont fourni l’alcool, ils m’ont gavé de drogues,
Ils m’ont enfermé seul avec les dérangés
De leur système hideux qui viole mes églogues
Écrites pour la paix et l’amour partagés.
Un délire malin, une humeur vagabonde,
M’aspirent dans l’abîme ou m’élèvent aux cieux.
La colère s’encage en la terreur profonde
Qu’ils font peser sur nous en imposant leurs dieux.
En tous points cardinaux, des amas de décombres
Enfouissent les espoirs, la vie et notre cœur.
La démence m’étreint, je veux que dans les ombres
S’éclairent les matins dans leur chaude couleur.
L’âme dans les vapeurs, je crie à la folie
Ma ferme insoumission. J’obéis autrement
À la rime amoureuse ; elle rend plus jolie
La liberté des mots et m’endort sagement.
Contacter Denis Quillacq
Oniris : www.oniris.be
Atramenta : www.atramenta.net
Mon blog : Damy-fugue-mi-raison
L’Andalousie des lumières : salima-damy.jimdofree.com
Email : denisquillacq@hotmail.fr
Bibliographie
POÈMES – À FLEUR DE PEAU
Si vous ouvrez ce livre, ne le fermez pas trop vite. Il y en a pour tous les goûts : poèmes du genre pur classique (avec des formes fixes particulières) et poèmes en vers libres – de Ronsard et Baudelaire à Apollinaire et Prévert et jusqu’aux plus contem-porains.
Il y en a aussi pour tous sujets : de la haine à l’amour, de la souffrance à la résilience, de la « mélancolie » à la joie intense, de l’inquiétude à la quiétude, de la folie à la sagesse, du vide à la nature et à la culture, du profane au sacré, du silence à la musique, etc.
La personnalisation de l’auteur qui écrit (presque) toujours à la première personne du singulier révèle son engagement au plus profond des thèmes mais chacun s’y retrouvera : les poèmes s’inscrivent dans son univers mais aussi dans l’universalité, dans l’instant présent mais aussi dans l’intemporalité, dans le physique mais aussi dans le spirituel, dans le sérieux mais aussi dans l’humour, dans la dualité…
Bonne lecture !
Pour vous le procurer rapidement, contacter directement Denis Quillacq par Email : denisquillacq@hotmail.fr
Extrait :
Ostende
Fait divers
Je la voyais, là-bas, aux petits jours chagrins,
Fragile. Elle voilait un sourire tragique
Sous les ombres des quais dans un port de Belgique
Où grognaient en pissant les ombres des marins.
Ses charmes exhibés aux oiseaux de passage,
N’ayant pour seul désir qu’une tendresse au cou,
Elle osait un « chéri », sans réclamer beaucoup,
Mais jamais n’accrochait faveur à son corsage.
La mer blafarde, étale, offrait tant de chalands ;
À l’aurore, hébétée, elle y pénétra, seule,
Livrant ses reins, ses seins puis sa mignonne gueule
Aux poupes des vapeurs peuplés de goélands.
Les marins, amarrés au ventre d’une fille,
N’avaient pas entendu son appel au secours :
Une idylle pas chère et des gouttes d’amours.
Elle croyait qu’Ostende était mieux que Manille.
Adagio Dei
Sur le miroir des souvenirs, l’eau de l’étang,
Mon regard glisse mélancolique.
Là, se délivre
Au fil des flots,
Sous l’œil inquiet,
Le reflet sombre du rivage
Fantomatique et désolé.
Le vent soupire un souffle occulte,
Le lamento d’un chœur sacré
Comme un chagrin
Dans un écrin.
Des frissons d’un vibrato pur
Ondulent les gouttes de pluie.
Le murmure des voix des anges
Ridule l’ombre du vieux saule inconsolé.
Les osmondes ployées prient à genoux
En un soupir de contrition.
Sur le tronc brun-rouge d’un aulne, un rameau
Dans le miroir de l’eau gris-vert
S’ouvre à l’envers.
De sa corolle,
Du tempo lent des voix humides
Coule l’hypnose.
… Silence…
Les accords sublimes du chant
S’envolent de la ripisylve,
Les cieux s’évasent en berceau,
Consolent les plus lourds sanglots.
À poumons pleins
Je succombe.
L’image à l’endroit se remet,
Sur l’étang flotte une eau bénite.
Le saule, les osmondes, l’aulne,
Étanchent les larmes des souvenirs.
Mon cœur, mon âme, mon esprit,
Sont nettoyés.
Mes yeux renaissent adoucis.
Adagio Dei
Dona me pacem
NOUVELLE – ALPHONSE
Les jugements des enfants, dans l’apprentissage expérimental de la vie, m’ont toujours fasciné. En écrivant Alphonse, j’ai appris d’Alphonse, d’Alice, de Magali et de leurs copains et copines, la candeur, la naïveté, la malice, l’humour, mais aussi la perspicacité, auxquels le monde des adultes, engoncé dans des tergiversations dialectiques, gênées, confuses ou hypocrites, ou au contraire muré dans des certitudes impérialistes, des croyances prosélytiques, échappe.
Mais ce livre est avant tout un amusement, un jeu d’enfant (le grand enfant que je suis), et, en aucune manière, ni un traité éducatif, ni un traité philosophique.
Pour vous le procurer rapidement, cliquez sur le lien suivant :
https://www.atramenta.net/books/alphonse/172
De Claude Adèle Gonthié, critique littéraire dans la revue Les coulisses (n° 192 de juin 2014) d’Arts et lettres de France (http://www.artsetlettresdefrance.fr) :
Damy décerne à son livre le qualificatif de « nouvelle ». Très longue nouvelle peut-être mais plutôt court volume car son poids littéraire dépasse largement celui d’un mini-récit.
Par le truchement d’Alphonse (préadolescent de 13 ans vivant à Toulouse auprès d’un père chômeur professionnel et d’un frère apprenti escroc), l’auteur se livre à une observation méticuleuse – et à une démolition systématique – de la société contemporaine. En de brefs chapitres sobrement titrés, il balaie, avec une méchanceté gourmande, les idées reçues et le politiquement correct. De temps en temps, il triture joyeusement l’orthographe (« le jeu de l’amploie », « le pantalon en djinn », « une cane à pêche »).
Le résultat (amusant au premier degré) brosse une peinture atroce de la France d’aujourd’hui: du patrimoine effarant du député de gauche touchant le R.S.A. aux occupations et aux « désirs d’avenir » des lycéens, le microcosme de Damy (le nôtre hélas) est un ramassis de paresseux, de tricheurs, d’incultes, de profiteurs… et de victimes; le fort y écrase toujours le faible et les bons sentiments y sont immanquablement punis.
N’imaginez surtout pas que Damy est un irrévocable pessimiste: la tendresse ironique qu’il a pour son Alphonse nous laisse espérer qu’il y aura quelque part pour ce « bon sauvage » une place acquise par une intelligence et une indépendance qu’aucun système ne parviendra à étouffer.
ROMAN – LE PÈLERIN DU VERTIGE
Voyage initiatique, épopée héroïque, ce livre intéressera, j’en suis sûr, les randonneurs aventuriers, les amoureux de la Gascogne, les écolos et les amateurs de suspens.
Bien qu’écrit à la première personne du singulier, par choix ontologique, ce livre n’est pas une autobiographie mais il puise son essence dans l’expérience vécue et la connaissance des lieux de l’auteur.
Il a l’humble prétention de se vouloir une œuvre philosophique creusant dans les questions existentielles de la vie intérieure et de la condition humaine, mais il est sans prétention. Le doute est peut-être – ou sûrement – la seule certitude au cœur de la méditation nomade qu’offre cet ouvrage.
Alors n’hésitez pas, cheminez en toute confiance sur les pas de ce pèlerin qui éprouva, dans certaines conditions, le vertige fécond de la paix de l’âme dans l’effort physique.
… Et laissez vos propres traces qui pourraient bien servir de guide à l’écrivain timide, sur le chemin du retour.
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https://www.atramenta.net/books/le-pelerin-du-vertige/601
POÉSIE – CHEMIN DE DESTINÉES
Déjà publié en 2013 et réédité en décembre 2022 car toujours d’actualité.
Un article de la Rédactrice Claude Adèle Gonthié dans la revue Les Coulisses d’Arts et Lettres de France (n° 187-mars 2013) :
« Beaucoup de thèmes se télescopent dans ce recueil, pourtant très mince… avec, en toile de fond, un attachement passionné et douloureux pour le Moyen-Orient et pour ses habitants.
En leitmotiv, l’Amour, dont l’auteur est le chantre à tel point qu’il peine à imaginer le temps où, par maladie ou par vieillesse, il en serait privé.
En contrepoint récurrent, la révolte – les révoltes – qui font que se succèdent sur cette terre, l’espoir, la résignation et « l’indicible », les massacres dont l’incohérence les dispute à la sauvagerie.
Le point culminant de ce livre est atteint dans « Souvenez-vous de Bentalha », la « prière » à Nedjma, victime innocente de massacres imbéciles.
Les poèmes tragiques de ce recueil, entrecoupés de textes beaucoup plus légers, forment un ensemble heurté, violent, dans lequel le refus de l’injustice et l’impossibilité d’y remédier laissent l’auteur déchiré par ses sensations contradictoires. « Mes racines font mal quand mon esprit s’envole ».
Mais je ne pense pas que Damy Tangage soit fait pour vivre dans la sérénité ni qu’il puisse un jour rester indifférent aux souffrances dont il est – de près ou de loin – le témoin.
Pour vous le procurer rapidement, cliquez sur le lien suivant :
https://www.atramenta.net/books/le-printemps-de-nedjma/31
Poésie
Palimpseste mémoriel
Aux arcanes d’un rêve ou bien d’un souvenir,
D’un chemin sinueux, réapparaît l’image
Que l’on croyait tenue à l’abri d’un rivage
Où notre âme mouilla sans penser revenir.
Les pages de la vie en recouvrent les pages,
Poèmes des douleurs, facétieux écrits,
Lumières de la joie, ombres folles des cris,
Liberté des grands jours et nuits aux fers des cages.
Dans l’encre sympathique, et de la plume aux vents,
Un étrange lapsus nous ramène à la ligne
Que nous n’avons osé rédiger, c’est le signe
De la peur de vieillir à moitié morts-vivants.
Il n’est de médecine, il n’est pas d’analyse,
Qui brûleront jamais les empreintes du temps ;
La mémoire revient qui s’endort par instants
Et les faits sont têtus, s’éveillant à leur guise.
Attisant, fiers et froids, en sombres rituels,
Les cendres du magma d’un volcan archaïque
Que tente d’étouffer la trop simple logique,
Jaillissent du chaos les secrets éternels.
Notre Histoire a gravé dans ce vieux palimpseste
Les rides des affronts, l’orbe gonflé des yeux,
Les mots restés muets au bord de nos adieux.
Laissons hurler la mer, la mort fera le reste.
Denis Quillacq (Damy)













