Jean Marc Jon

Jean-Marc Jon – Artiste littéraire

Adresse atelier : 23 bis, rue de l’Isernon – 74960 CRAN- GEVRIER  

Email : jeanmarc.jon@sfr.fr

Tél : 04 50 05 34 01  

Jean-Marc JON, Cran-Gevrien d’adoption (Cran-Gevrier est une commune limitrophe d’Annecy, Haute-Savoie), est né le 15 avril 1957 à Bonneville (Haute-Savoie également).

Après avoir obtenu son baccalauréat, il part étudier à Grenoble les lettres, l’histoire et la géographie. Diplômé, il enseignera quelques temps en collège. Passionné d’écriture, il chante dans ses poèmes Dieu, l’amour, la femme, la nature… Son propos se veut amoureux, souvent eschatologique, voire cataclysmique. Son style est sobre, dépouillé, derrière une apparente complexité.

Jean-Marc JON a écrit plus de 250 poèmes dont beaucoup de sonnets. Il fut notamment lauréat de  l’Académie Arts Sciences et Lettres en 2004, du Cercle des Poètes en 2005, de l’Académie Internationale « l’Ecole de la Loire » en 2006, du Bleuet International en 2010, 2012, 2013,d’Arts et Lettres de France en 2014 et a obtenu de nombreux autres prix…

Il est, pour l’essentiel, membre de cinq sociétés poétiques : Société des Poètes Français (sur proposition de son Président Vital Heurtebize et décision du Comité Directeur en date du 24 juin 2006), Société des Poètes et Artistes de France (membre agrégé depuis 2010), Académie Internationale « L’Ecole de la Loire »  sur décision du Comité en 2008)

Académie de la Poésie Française (depuis avril 2010 sur décision de son Président) et Arts et Lettres de France (depuis 2012)

Jean-Marc JON aimerait écrire, Dieu voulant, un  poème pour chaque jour de l’année, soit un total de 365 textes et mettre à son actif les plus belles récompenses que propose le monde poétique non pour la gloire mais pour la renommée de la langue française et la beauté des mots : une ambition mesurée qui fera peut-être de lui un poète honorable et apprécié, même s’il ne sera jamais un grand écrivain.

Et vive la Poésie !

Moisson d’amours

Voici  que mon esprit s’en va par la nature.
Nous sommes en automne et l’on voit un sillon
Rejoindre  le couchant avec son bataillon :
Semailles et labours, ô charnelle ouverture ! 

Nous irons tous aux champs, dans la beauté future.
La brise en nos haillons deviendra l’aquilon
Et les eaux du torrent se feront tourbillon,
Larmes d’éternité qu’un océan capture !

Surtout regarde bien le grand déclin des jours :
Il reviendra le temps de la moisson d’amours,
Car déjà tes yeux purs ont vu l’herbe promise !

Si de la glèbe imberbe on fait des creux profonds,
C’est pour que la semence y puisse être soumise.
Labeur intemporel par qui nous triomphons !

Jean-Marc Jon

 

Aimons-nous !

Un désespoir me hante et je ne peux que dire :
«Aimons-nous ! Jusqu’au bout ! Par défi ! Malgré tout !»
Les yeux sertis de pleurs, l’esprit encor debout,
Tous deux pareils à ceux qui ne prêtent qu’à rire !

Au gré des sentiments tu reviens, je soupire.
La tendre aurore met ses habits tout à coup
Et l’on entend nos voix sur les chemins, partout
Où nous sommes, vêtus d’un semblable sourire.

Il ne faut que la flamme et son brûlant secret
Pour redire au matin ce bonheur indiscret.
Mon enfant souviens-toi du chant plaintif des roses !

Les grands vaisseaux s’en vont  au sein des mondes verts.
O ma sœur montre-moi ce creux où tu reposes !
Le poète est si près qu’il l’atteint de ses vers.

Jean-Marc Jon

 

Lève-toi !

C’est une tragédie au plus profond des choses
Et le pleur en son flot absout le naufrageur
S’il Te faut une croix je demeure songeur :
Revoyons-nous encor dans le jardin des roses !

O tombeau, lieu maudit dans lequel Tu reposes,
Garde en ton sein la mort qu’un être au bras vengeur
Prononce sur le Fils comme un défi majeur !
Quand le sang fait s’enfuir les disciples moroses.

Mais Son esprit s’en va vers un autre soleil,
Délivrant les humains de l’horrible sommeil
D’un monde qui s’éteint : la nuit devient féconde !

Au jour de la douleur je ne connais l’effroi
Car je vois le Seigneur triompher de l’immonde
Et sur la nue Il vient : poète lève-toi !

Jean-Marc Jon

 

Le  rocher  des  siècles

Vers Toi ma voix s’élance en un appel immense :
Le regard implorant j’abolis à jamais
Les manières de rien, les songes désormais
Car les espoirs charnels sont empreints de démence !

En un jour Dieu d’amour aurons-nous Ta clémence ?
Et dans le temps passé fallait-il voir ce «mais !...»
 Que le charpentier juif exalte en un sommet ?
Au-delà du silence et de toute croyance. 

Au cadran de l’esprit je lis des mots troublés
Pareils à ces blés mûrs par le vent accablés
Paroles d’un futur qui doucement s’approche.

Au moment où chacun son propre frère exclut
Sous nos pas incertains ne vois-tu pas la roche
Emerger de la terre en forme de salut ?

Jean-Marc Jon

 

Eden

Au paradis d’Eden, en ce jardin immense
Quand le serpent malin vient tromper Eve, Adam,
Déjouant les esprits sous un air séduisant
Voici l’Originel, c’est là que tout commence !

Dans la voix du Seigneur aucune tolérance ;
Lorsqu’au soir l’Eternel cherche un être vivant
Il ne trouve que l’Homme au propos hésitant :
Désormais ses deux mains jetteront la semence !

Car les premiers humains de leur terre bannis
Travailleront la glèbe en des creux infinis
A la sueur du front ils gagneront leur vie.

Et nous irons comme eux besognant jusqu’au bout
Dieu posant cet espoir en notre âme asservie :
S’Il nous apprend la mort est-ce la fin de tout ?

Jean-Marc Jon

 

Epopée ordinaire

Je revois bien souvent l’épopée ordinaire
Des amoureux transis s’embrassant dans le froid
Parfois, pour exister, le cœur en désarroi
Comme on rit au mot « pleur » dans leur abécédaire !

Mais il me sied aussi de vivre débonnaire
Assouvir mes désirs ? Il m’en faudrait l’émoi !
Ah ! Qu’il est dur pour nous de vivre l’autrefois !
Et pour le temps présent d’avancer solitaire.

Dedans mes ciels laiteux laisse-moi si tu veux !
Mais apaise mon âme au delà des aveux
Pareils à ces oiseaux dispersés par l’écume.

Nul ne peut triompher par quelque geste vain
Quand les courants rageurs qui s’exhalent en brume
Se parent de lumière aux portes du divin !

Jean-Marc Jon

 

Le siècle à venir

Nul ne peut effacer les grumeaux de l’écume
Et le nazaréen ? Il agonise en roi !
Disciple, ton regard est constellé d’effroi,
Soldat d’un univers où le Destin s’embrume !

Sous un soleil cruel qui lentement s’enfume
Voici que l’océan chargé de désarroi
Déferle en un ressac à l’infini charroi :
Combien de flots crachant une bave posthume !

N’entends-tu pas la voix des peuples à genoux  ?
Dans le siècle à venir, amis, que ferons-nous ?
Allons-nous hériter du seul Salut qui reste ?...

…vint la procession des êtres inquiets
(O mourants vous peuplez déjà l’endroit funeste)
L’épée étincela : dans la nuit  je criais !

Jean-Marc Jon

 

Jusqu’aux Cieux

Elever jusqu’aux Cieux notre indicible crainte
Voilà ce que redit le discours de l’Amour,
Il se peut qu’un ailleurs nous enflamme à son tour
Mais serons-nous piégés au jeu du labyrinthe ?

D’un Maître aux bras ouverts l’inoubliable étreinte,
Ecrivant sur le mur, pareil à ce doigt gourd
Qu’un vent si froid raidit vers le lever du jour,
O Verbe intemporel à la divine empreinte !

Combien la voix d’un seul a guéri nos douleurs !
Puisant dans le vrai Dieu les remèdes aux pleurs
Quand l’être par ses cris s’efface puis implore !

A toujours confesser tous les crimes commis,
Les temporaires maux que l’on souligne encore,
L’on avait oublié ce Sauveur tant omis !

Jean-Marc Jon